Parfois on a besoin d’un tronc solide sur lequel s’appuyer avant de reprendre la course un peu folle de sa vie. Et quand on est entourée de béton, autant se créer son propre mat d’écorce. C’est ce que j’ai fait avec cette huile de 116 x 82 cms, j’ai peint un compagnon de bois portatif. Un tronc solide qui accueille ma fatigue et la change en chevelure de feuilles dorées rehaussées de rouge. Dehors, la nuit peut bien être bleue à se perdre, cette toile me tient toute entière dans ses bras hors de portée du béton et sa froideur.

